BIOGRAPHIE

Sophia Fassi, Vue DNSAP oct 2020.jpg

Née le 12 août 1992, Sophia Fassi vit et travaille à Paris.

Diplômée en 2020 de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, où elle fréquente l’atelier de Dominique Gauthier puis celui de François Boisrond. Pendant son apprentissage, elle développe un intérêt particulier pour le dessin auprès du professeur James Bloedé. Elle se passionne également pour l’histoire de l’art enseignée par François René Martin.


Le Louvre, alors, devient sa seconde école et elle se livre avec plaisir à la copie des anciens, comme Titien et Poussin. Dans ces peintures elle s’inspire en particulier des compositions de Delacroix et de Courbet, qu’elle réinterprète très librement avec des sujets d’actualité :

Descente de croix par des hooligans, 2020

Olympia Tsigane, 2020

En rang, alignées par le milieu, les peintures de Sophia Fassi s’apparentent à des études de caractères. Pris sur le fait, comme figés en plein action, ses sujets sont travaillés d’après photographie.
Qu’elle prenne la photo elle-même ou qu’elle la récupère, qu’il s’agisse de proches ou d’inconnus c’est d’abord les expressions qui l’intéresse, des postures, des façons d’être. L’instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson caractérise la recherche que mène l’artiste ; prête à saisir le moment où se révèle une physionomie que cela soit dans le sommeil, la colère, le doute…

Quand elle dessine, elle regarde la peinture de Delacroix ou Rubens, et plus précisément les personnages, leurs indépendances dans des scènes de groupe. En toutes circonstances et même dans des peintures comme Enterrement à Limerick ou Maréchal des logis chef décorant un garde qui pourraient s’apparenter à des scènes de genre, elle fait œuvre de portraitiste avec quelques regards pour Courbet. Les yeux noirs du Portrait d’une jeune femme rappelle quelque chose de la tension à l’œuvre dans Le désespéré du maître du réalisme.

Usant de traits affirmés et de contrastes forts, que l’on retrouve aussi chez Lucian Freud, elle dramatise et transforme ses modèles en personnages. Par des cadrages resserrés et un jeu de compositions dynamiques, Sophia Fassi extrait ses modèles de leur ordinaire. En donnant à voir sous la forme de mimiques leur intimité, elle relève également leurs humeurs et leur mélancolie, tout en demi-teinte.


 

 

EXPOSITION

- Exposition collective Jeudi des Beaux-Arts, A Première Vue, Galerie Berthet-Aittouarès, 2021

- Exposition collective Fondation Francès, Même pour le simple envol d'un papillon, tout le ciel est nécessaire, 2021

- Exposition collective de la Société Générale, 2021

Prix de la Société Générale, 2021