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GEORGES GOLDFAYN
Une passion surréaliste

du 5 septembre au 16 novembre 2024

Vernissage jeudi 5 septembre à partir de 18h.

Dans le cadre de cette exposition, un ouvrage est publié avec des textes d'Annie Le Brun et de Pierre Wat.

Rencontre avec Pierre Wat le jeudi 26 septembre

Rencontre avec Annie Le Brun le jeudi 7 novembre

Dossier de presse

Pour célébrer le centenaire du surréalisme, la galerie Berthet-Aittouarès propose une immersion dans la collection de Georges Goldfayn (1933-2019) assistant et ami d’André Breton. L’exposition que propose aujourd’hui Michèle et Odile Aittouarès témoigne de la manière dont Georges Goldfayn a su faire de sa vie une œuvre et est aussi une façon de rendre hommage à un ami.

 

C’est dans l’ancienne galerie de Pierre Loeb devenue la galerie Berthet-Aittouarès que reprendra forme la collection d’une vie, réunissant une sélection de cinquante d’œuvres d’art premier océanien, d’art Brut et d’œuvres surréalistes : Wolfgang Paalen, Simon Hantaï, Konrad Klapheck, Jindrich Styrsky, Jindrich Heisler, Aloys Zötl, Toyen qui est particulièrement bien représentée avec peintures, dessins, et une exceptionnelle boîte-objet réalisée par Jindrich Heisler pour Toyen...

 

Qui est Georges Goldfayn ?

Si les spécialistes du Surréalisme connaissent Goldfayn parce qu’il fut l’ami et l’assistant d’André Breton, en charge des années durant de la galerie À l’Étoile scellée, si les cinéphiles se souviennent qu’il travailla avec Henri Langlois à la Cinémathèque, participa à la création de la revue L’Age du cinéma en 1951 et fit quelques apparitions dans des films expérimentaux, cette exposition montre que l’homme ne saurait être résumé à ses activités publiques, aussi frappantes soient elles. Ce que l’on voit dans cette présentation, ce que l’on sent malgré l’absence de son créateur, c’est l’œil de Goldfayn : cette passion de voir et de faire voir, qui fait le lien entre toutes ses activités, et se condense dans l’environnement sensible qu’il est parvenu à créer.

 

Le monde de Georges Goldfayn, cette façon singulière d’agencer d’œuvres surréalistes, art Brut et objets océaniens, n’a rien de muséal : ici, tout fait sens parce que tout est trace de vie, tout est aveu d’un lien amical, tout est façon, savamment improvisée (Goldfayn aimait le jazz comme il aimait la peinture et le cinéma), de maintenir à vif le dialogue entre des altérités si justement confrontées. L’appartement était un autoportrait. L’appartement était le lieu d’une vraie conversation.

 

À l’occasion de cette exposition, Michèle et Odile Aittouarès font éditer un ouvrage en hommage à l’ami Georges, décédé en 2019. Deux regards viendront éclairer le portrait d’un des derniers témoins et acteur important du surréalisme : celui d’Annie Lebrun, écrivaine et poète surréaliste, amie de Georges Goldfayn avec qui elle partagea, notamment, une relation essentielle avec Toyen, évoquera l’empreinte laissée par cet homme dans sa mémoire et dans sa vie ; l’historien de l’art Pierre Wat, qui ne l’a pas connu, portera un autre regard en tentant, à partir de la collection comme ensemble de traces, de faire un portrait en creux de celui qui a aimé, rassemblé, et agencé cela.

 

L’exposition s’inscrit dans le parcours du Surréalisme à Paris organisé par le Centre Georges Pompidou et le Comité professionnel des galeries d’art, dans le cadre du Centenaire du Manifeste du Surréalisme.

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