
Artiste Focus

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REPRESENTÉS SUR LE STAND
À l'occasion de l'évènement Drawing Now, nous présentons un focus sur l’œuvre de Yann Bagot, dont le travail retranscrit depuis plusieurs années les paysages naturels vécus. Au cours de nombreuses résidences (au Sénégal ou à bord de la Géolette Tara d’Agnès b.), Yann Bagot se confronte aux paysages naturels vécus avec pour simple instrument l’encre et l’eau de mer avec lequel il multiple les expérimentations. L’eau, sujet, médium et source d’inspiration qui parcourt tout son travail : marées, flux, embruns et ruissellements deviennent les vecteurs d’une recherche sensible du dessin. Par l’encre et le papier, parfois immergés ou soumis aux éléments, Yann Bagot capte l’impermanence et la puissance poétique du vivant.
Yann Bagot, Sources #03, 2015, encre de Chine sur papier, 56 x 76 cm

Yann Bagot - Myriades, 2023 - encre de Chine et sel marin sur papier - 76 x 56 cm

Yann Bagot, Eaux vives 2025, 28 x 21,5 cm

Yann Bagot, Lumières fleuve #14, 2024, gomme arabique et sable sur papier, 57 x 76 cm
Yann Bagot développe une pratique de dessin à partir d’expériences in situ au contact de la nature. Au cours de résidences immersives en mer, sur le littoral, en forêt, en montagne, il cherche à faire corps avec le lieu, à vivre l’intensité de l’instant.
Explorant les territoires de l’encre de chine mêlée au sel sur papier, il trace les formes du monde, à l’affût des mouvements des eaux qui le parcourent et l’unifient. Réalisés à l’air libre, au gré des contraintes des terrains et des mouvements météorologiques, ses séries de dessins tentent de se relier aux paysages vécus. En atelier, des séries de grands formats tentent de restituer l’ampleur immersive et l’intensité physique des éléments naturels.

Yann Bagot, Horizon mer ciel #31, 2023, encre de Chine et sel sur papier, 56 x 75,8 cm

Pierre Tal Coat, Sans titre, 1977, encre sur papier, 92 x 62 cm
« Le monde n’est pas cette suite de paysages que l’on imagine, il est la perpétuelle querelle du tracé et de l’insistance, de la surprise et du poids, Pierre Tal Coat se défait précisément de toute pesanteur pour mieux lester l’espace qui s’ouvre à lui. Au gré des lavis, sur tous papiers, frêles ou matiérés, solides ou frémissants, retentit le geste fort de débattre de l’apparition.
Du tracé presque cursif à la masse compacte les états du monde sont débusqués. Un grand alphabet de la nature exorbitante et complice se décline, par tous les possibles de l’arbre, de la roche ou de l’animal ».
Yves Peyré, auteur et ancien directeur de la Bibliothèque Saint Geneviève, Paris


Pierre Tal Coat, aquarelle sur papier, 20 x 20 cm

Pierre Tal Coat, mine de plomb sur papier, 49 x 35 cm
Pierre Tal Coat, Saint Prex, 1979, aquarelle sur papier, 9,5 x 36 cm

Pour citer Pierre Wat, Marie-Claude Bugeaud donne dessine avec des pinceaux et peint avec des ciseaux. Pinceaux et ciseaux, jouent à l’unisson, la même partition, celle du dessin qui coupe l’espace coloré, celle de la ligne qui fait naitre la forme. De fait, la meilleure présentation de ses dessins est celle que Marie-Claude Bugeaud utilise à l’atelier, punaisés au mur, telles des formes échappées d’une toile.
Méfiante vis-à-vis des risques d’élégance, elle pratique l’usage de la récupération des chutes de papier retrouvé comme garde-fou contre les dangers qui menacent ceux qui maitrisent l’art du dessin.
Marie-Claude Bugeaud, Compositions, dessins sur papiers découpés, dimensions variables

Marie-Claude Bugeaud, 09-2005, acrylique sur papier, 140 x 112 cm

Marie-Claude Bugeaud, 07-2019, huile et collage sur papier, 62 x 48 cm

Marie-Claude Bugeaud, Zigzag etc..., 2018, papiers collés sur toile, 100 x 81 cm
