Jean Pierre Schneider, Etienne Viard et Antoine Schneck, Orangerie du Luxembourg

 

L’un est peintre, l’autre est sculpteur et le troisième est photographe.
L’exposition s’articule autour de l’Hommage à Manet – Olympia reprenant le très fameux tableaux d’Edouard Manet, jouant sur la verticalité forte de la servante et la fragilité du corps d’Olympia.

 

 

 


Suivent:
-les Cartons (2003 – 2004) qui ont pour motif une simple boîte dont le peintre campe le volume dans l’espace du tableau, cherchant les multiples compositions possibles.

-les Planches courbes (2006 – 2008) empruntant leur titre à l’écrivain Yves Bonnefoy et explorant le simple motif de la proue d’une barque oscillant à la surface du tableau.

–Entre chien et loup (2007 – 2008) qui prend pour point de départ un corps lové, recroquevillé sous un drap évoluant vers un motif plus abstrait évoquant une chaîne de montagne ou un paysage.

-les Funambules (2008 – 2009), inspirés d’une citation de Jean Genet «Plus rien ne te rattachant au sol tu pourras danser sans tomber», série où un simple trait incisé dans la peinture fraîche traverse le tableau.

-les Pierres noires (2008 – 2009) qui continuent sous une autre forme d’envisager la traversée du tableau. Traces d’un passage ou d’un chemin, les pavés noirs ponctuent la toile évoquent un gué, suggèrent un rythme.

-les Grandes terres (2010 – 2011), qui ouvrent l’espace au-delà de la surface de la toile, hors-champ.

Ainsi les tableaux de Schneider se déclinent par séries qui explorent à travers un même sujet différentes compositions plastiques. D’apparence monochrome, ses tableaux offrent une matière riche, mate et vibrante, dont la lumière naturelle révèle toute la subtilité. L’artiste superpose les couches de couleurs, la première réapparaissant à la surface, là où il pratique des incisions dans la matière.

Fragile, délicat mais puissant, l’univers pictural de Jean Pierre Schneider fait volontiers appel à la littérature. Une citation en contrepoint du titre vient accompagner le tableau ou parfois même s’inscrire dans la peinture, constituant, ainsi que la date, un deuxième motif dans la composition.

La sédimentation des couches de peinture s’oppose à la fulgurance du geste, campant le motif ou incisant un signe, un mot, la date. Les formes esquissées, les bribes de phrase, l’aspect parfois volontairement inachevé laissent l’imagination circuler. L’œuvre de Jean Pierre Schneider s’offre ainsi comme des moments suspendus, des instants précieux d’équilibre et de poésie.

 

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 ©Galerie Berthet-Aittouarès

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