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ZAO WOU-KI, HENRI MICHAUX

Chine - Occident

Jeudi 17 septembre à partir de 18h

Vernissage

Du 17 septembre au 31 octobre 2026

Exposition

Un catalogue en préparation, textes de :
- François Michaud qui a réalisé, avec Erik Verhagen, la grande rétrospective de Zao Wou-Ki au Musée d’Art Moderne en 2018 et 2019, puis il a conçu la première exposition consacrée à Michaux en Chine en 2020.
- Catherine Zittoun, autrice de Zao Wou-Ki, Henri Michaux, une amitié, (Editions des Crépuscules, 2018) à partir d’entretiens avec Zao Wou-Ki réalisés en 2002-2004.

Henri Michaux et Zao Wou-Ki lors du vernissage de l’exposition d’encres de Chine de Zao Wou-Ki à la galerie de France en 1980. © Sin-May Zhao

1926, Henri Michaux assiste à l’exposition Paul Klee à la galerie Pierre et se réconcilie avec la peinture. 1938, il expose dans cette même galerie ses petites peintures sur fonds noirs. 1949, Michaux fait connaissance des lithographies de Zao Wou-Ki et invite Pierre Loeb à découvrir l’Œuvre du jeune chinois. Loeb lui achète 11 toiles et signe un contrat qui les lie jusqu’en 1957. Ce lieu chargé d’histoire, d’art et d’amitié est aujourd’hui occupé par la galerie Berthet-Aittouarès qui entretient depuis longtemps un lien privilégié avec Zao Wou-Ki et avec l’Œuvre de Michaux : deux artistes régulièrement exposés à la galerie.

Cette année, pour fêter les 40 ans de la galerie, et faisant une boucle dans l’histoire, mère et fille organisent une exposition réunissant les 2 artistes, Henri Michaux le peintre-poète né en Wallonie en 1899 et Zao Wou-Ki, peintre et graveur franco-chinois et phare du courant d’abstraction lyrique. Arrivé en France en 1948 et aussitôt à l’œuvre, Zao Wou-Ki réalise ses premières lithographies. Immédiatement conquis, Michaux compose un ensemble de textes sur huit lithographies de Zao Wou-Ki. C’est le début d’une belle amitié qui liera les deux hommes jusqu’à la mort de Michaux en 1984.

La Galerie Berthet-Aittouarès rend aujourd’hui hommage à ces deux immenses artistes par cette exposition Zao Wou-Ki - Henri Michaux, Chine – Occident qui englobe l’époque de leur rencontre en 1949 et la grande période des encres de Chine des années 1970. Pour Zao Wou-Ki, les années 1970 sont marquées par le deuil de son père, disparu en 1968 et par la maladie puis le décès de son épouse en 1972. Michaux le convainc de renouer avec l’encre de Chine...

L’exposition composée essentiellement d’encres de Chine et d’aquarelles se construit autour d’un dialogue entre ces deux grands artistes, Zao Wou-Ki et Henri Michaux.

Henri Michaux. Photo. Paul Facchetti.

Zao Wou-Ki en 1964. © May Zao.

Entretien avec Michèle Aittouarès

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Shan Sa, Zao Wou-Ki et Michèle Aittouarès en 2006

Pour les 40 ans de la galerie, j’ai choisi de réunir Henri Michaux et Zao Wou-Ki, deux artistes dont les œuvres et la personnalité m'ont marquée et ont marqué le cours de la galerie. 

Je n'ai malheureusement pas connu Michaux mais ma relation avec sa compagne, Micheline Phankim a été magnifique. Elle était très douce, attentive et compétente. Les grandes écritures de Michaux m'ont depuis toujours accompagnée. 

La rencontre avec Zao a été une des plus marquantes. Je me souviens de sa grande gentillesse. 

Je me souviens de sa visite lors de l’accrochage d’une exposition Tal Coat. Il était fasciné par un des tableaux, résistant toutefois à son envie de l'acheter. Il est revenu une semaine plus tard, le tableau était vendu, « vous n'aviez pas vu que j'en avais envie ». Devant sa déception, je me suis mise en quête de trouver une œuvre de la même sensibilité que je lui proposais quelques temps après. Il l’a achetée cette fois sans hésiter et est reparti, l’œuvre sous son bras avec d'infinies précautions comme un trésor.
Aujourd’hui, ce tableau est au Musée de l'Hospice Saint-Roch d’Issoudun, offert par Madame Françoise Marquet-Zao avec la collection personnelle du peintre.
 
Il est émouvant de revoir les œuvres de ces deux artistes exposées côte à côte sur les murs de l'ancienne galerie Pierre, qui accueillit successivement Henri Michaux en 1938, puis Zao Wou-Ki en 1951 avant de devenir la Galerie Berthet-Aittouarès.

Michèle Aittouarès, Paris, juin 2026.

Zao Wou-Ki, Sans titre, 1975. Encre sur papier, 18,3 x 13,2 cm.

© Bertrand Michau, Courtesy Galerie Berthet-Aittouarès

Henri Michaux, Sans titre, circa 1961. Encre de Chine et huile sur toile, 27 x 37,5 cm.

© Galerie Berthet-Aittouarès

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Henri Michaux, Mouvements, 1950. Encre sur papier, 32 x 24 cm

© Galerie Berthet-Aittouarès

 Zao Wou-Ki, Sans titre, 1951. Aquarelle et gouache sur papier, 18,5 x 22,5 cm

© Bertrand Michau, Courtesy Galerie Berthet-Aittouarès

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