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JEAN PIERRE SCHNEIDER

elles

Exposition du 2 octobre au 1er novembre 2025

Vernissage lors de la Nocturne du Jeudi des Beaux-Arts du 2 octobre

Vernissage samedi 18 octobre à 18h

Ouverture exceptionnelle dimanche 19 octobre 14h - 18h pour Starting Sunday

Echange avec l'écrivain Christophe Fourvel jeudi 23 octobre​ 19h

du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h30 à 19h

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La femme sans mots, 130 x 97 cm

FOULER, LE 7 IX 02,150 x 120 cm, sur isorel.jpg

Après avoir été à l’honneur cet été avec une importante rétrospective au centre d’art de Vendôme, Jean Pierre Schneider revient à la galerie Berthet-Aittouarès dont il fait partie depuis 20 ans avec cette thématique récurrente qui rythme son œuvre : les femmes.

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Les femmes qui traversent l’œuvre de Jean Pierre Schneider n’ont rien à voir avec ce lieu commun artistique qu’est le nu féminin. Les corps ne s’affirment pas :

ils semblent en retrait. Présences fragiles, presque intruses, elles semblent avoir franchi le seuil de la toile comme par effraction. Sans geste, sans action, elles ne font que paraître.

 

Paraître, mais au second degré. Car parmi elles, deux silhouettes dominent :

La servante du 28.XII.09 et Mme de Valpinçon, figures empruntées à Ingres et à Manet. Des images réduites à leur ombre portée. Est-ce pour cela que ces corps tronqués, bidimensionnels, glissent sur la surface ?

De ces reflets, de ces représentations, il ne subsiste qu’une ressemblance résiduelle avec leur origine. La tête de la Servante se dissout dans le noir,

Olympia s’efface pour se transformer en une tache blanche, et Mme de Valpinçon un contour discontinu. Autrement dit, l’art de peindre des limites.​ 

 

Dématérialisées, ces femmes sont aussi dépersonnalisées. Tantôt elles nous tournent le dos, tantôt leur visage se vide de ses traits – Berthe Morisot - comme si l’identité même se retirait dans l’ombre.

Une figure demeure à part : La Femme sans mots. Comment comprendre ce titre énigmatique ? Cette femme est-elle condamnée au silence, ou bien a-t-elle choisi de se taire comme une forme de résistance passive au monde ? On ignore l’origine de cette image de détresse, ce corps qui paraît se décomposer. Une certitude cependant : si les femmes de Jean Pierre Schneider viennent d’ailleurs, La Femme sans mots, elle, se dissout lentement sous nos yeux.

 

Mais les femmes de l’artiste sont-elles vraiment si différentes des figures masculines qu’il peint – les nageurs, par exemple ? Peut-être partagent-elles le même rêve de Jean Pierre Schneider : des corps qui flottent, qui défient la pesanteur, qui se libèrent des lois de la gravité.

FOULER, LE 7 IX 02, 150 x 120 cm, sur isorel

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Madame de Valpinçon, 130 x 194 cm

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©Marie-Laure Ciboulet

Jean Pierre Schneider - Madame de Valpinçon, le 10.11.22 - technique mixte sur toile, dipt

Madame de Valpinçon, diptyque, 130 x 194 cm

​​​​Jeudi 23 octobre :

Après la rencontre à l'atelier de Jean Pierre Schneider pour une émission France culture, l'écrivain Christophe Fourvel renouvelle l'échange à 19h. ​Christophe Fourvel a publié vingt-trois livres qui explorent des formats divers : romans, albums pour enfants, monologue de théâtre, nouvelles…Il a écrit sur le cinéma, le football, le silence, la vie d’autres écrivains… et vient de s'aventurer dans le champ plein de ronces du roman noir. Il réalise des émissions à France Culture qui mettent en avant la littérature (avec les écrivains Matthieu Messagier et Stig Dagerman) et la peinture avec le peintre Jean Pierre Schneider. 

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Galerie 14 rue de Seine

Christophe Fourvel & Jean Pierre Schneider 

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