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Pierre Tal-Coat, de son vrai nom Pierre Jacob, naît en 1905 à Clohars-Carnoet (Finistère). |
Pierre Tal-Coat dans son atelier en 1983. © Michel Dieuzaide |
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D’abord apprenti forgeron, puis clerc de notaire, mouleur et peintre céramiste, très tôt il dessine, au crayon, au fusain, au pastel, des personnages, des paysages de la campagne bretonne. Arrivé à Paris à tout juste 20 ans, il entre en contact avec le milieu artistique et expose en 1927 à la galerie Fabre sous le nom de Tal-Coat qu’il gardera toute sa vie. Il se lie alors avec Francis Gruber, rencontre Gertrude Stein, Francis Picabia et Ernest Hemingway. Il tisse une amitié avec Giacometti et fait connaissance avec Balthus, Artaud et Tzara quand la seconde guerre mondiale éclate. Démobilisé en 1940, Tal-Coat gagne Aix en Provence où de nombreux artistes, comme Tzara ou Cendrars, ont trouvé refuge. Après un séjour de deux ans à Paris en 45-46, Tal-Coat retourne à Aix où il rencontre cette fois André Masson, le philosophe Henri Maldiney et le poète Jean du Bouchet dont il restera toute sa vie très proche et avec qui il concevra de nombreux recueils illustrés. En dépit des difficultés matérielles qui ne cesseront toute sa vie, Tal-Coat continue son travail solitaire, acharné. A l’écart des grands débats opposants tenants du réalisme social à ceux de l’abstraction, il expose régulièrement avec les artistes de son temps à la galerie Benezit, galerie de France, galerie Maeght, galerie Benador puis, galerie Clivage et galerie Berthet-Aittouarès. A partir des années 60, il vit en Normandie près de Vernon où il parvient au plein aboutissement de ses recherches, la fusion du spirituel et de la matière. |
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