John Craven La beauté terrible
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| ...« Je partais en reportage tous les matins. C’était la photo qui me faisait vivre. Du samedi au lundi, j’étais dans les mines, au fond. Et puis il y a eu les parfumeries Revillon, le gaz, l’acier, etc. J’ai fait des milliers de photos » C’est le monde du travail dans sa brutalité et sa beauté la plus moderne qui le fascine : les raffineries BP de Dunkerque et Lavéra qu’il voit « comme des cathédrales » ou encore le super pétrolier Cheverny qu’il hante, l’œil aux aguets. Ce « fantastique monde du pétrole » est exposé en 1956 à sa galerie, accompagné d’un petit catalogue signé Jean Giono. Des noirs et blancs à la netteté et aux contrastes implacables, des photographies diurnes ou nocturnes où les usines apparaissent comme des vaisseaux et l’être humain comme une présence fantomatique, déshumanisée et solitaire. Les vues d’ensemble, majestueuses, succèdent aux gros plans mettant en valeur la brillance du métal ou les effets de matière. Parmi les pionniers de la photographie industrielle, John Craven inaugure des compositions aux lignes abstraites, faites de diagonales et de lignes de fuites, de points vue frontaux ou de contre-plongées vertigineuses. « Quand je fais des photos, je pense : ça c’est un Hartung, un Poliakoff, un Viera da Silva… » aimait encore confier celui pour qui l’amour de l’art et de l’image formaient un tout... Véronique Bouruet-Aubertot |
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VINTAGES 1950-1960 |
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Galerie Berthet-Aittouares Actuality Exhibition Access Contact